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Lainerie Asselstine
Dès le début des années 1800, la construction de laineries de petites dimensions actionnées par l'eau commença à soulager les femmes des colons dans leurs tâches fastidieuses de cardage et de foulage à la main. Vers les années 1840, des laineries et des usines avaient fait leur apparition au Haut-Canada. Ces laineries pouvaient nettoyer et carder la laine, la filer, et tisser et plier l'étoffe. Comme la plupart des autres usines, elles étaient actionnées par la force hydraulique. Historiquement, les laineries employaient à la fois des hommes et des femmes, à salaire inégal. Cette industrie préférait d'ordinaire embaucher des femmes afin de réduire les coûts de la main-d'oeuvre. De la même façon, le mouvement vers la réduction des coûts de main-d'oeuvre a amené la mise en place de machinerie (métiers, machines à carder, machines à filer, etc., toutes actionnées par la force hydraulique) selon le modèle de mécanisation déjà utilisé aux États-Unis. A cette époque, une grande partie de la main-d'oeuvre des usines de textile consistait d'enfants âgés de moins de 16 ans. Selon certains indices, la famille Asselstine se serait occupée de la production de lainages dès le premier quart du 19e siècle. La lainerie Asselstine était une entreprise familiale qui employait jusqu'à 12 hommes et femmes. On y produisait du fil, du rembourrage pour courtepointes, des couvertures, des tweeds, des flanelles, de la laine pour draps et des tapis à rayures. La lainerie sert actuellement d'exposition fonctionnelle fabriquant des couvertures et des produits textiles.
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